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 Rien à sauver ici ! (libre)

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★ Admin & Voleur

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Personnage
Âge: 16 ans
Clan: Sorcier
Région: Le Haut Pays

MessageSujet: Rien à sauver ici ! (libre)   Ven 22 Avr - 20:53

S’aventurer en forêt, y croiser toute sorte d’animaux et de plantes plus au moins inoffensifs, avoir de l’espace pour courir, des arbres à escalader, parfois de petits trésors à trouver, pouvoir laisser libre cour à son imagination, ne pas se soucier des citadins, frissonner aux bruits derrière les buissons, … C’était ça son trip, ce qu’il aimait faire quand il en avait l’occasion.
Peut être qu’un jour, il irait risqué sa vie dans de plus vaste endroit ? Pourquoi pas à Glasiosse ? Il en rêvait, quelques fois, la nuit.
Mais il n’était qu’un jeune explorateur de seize ans et son choix c’était porté, puisqu’il n’y avait pas de forêt qui bordaient le Haut Pays, sur celle dite d’émeraude, sur le territoire des ensorceleurs de Demensia.
Jusqu’à présent, il n’avait jamais eu de problème à s’aventurer sur ces zones, ni sur celles d’Obscaraes, bien que sa mère y soit fortement opposée. D’une part parce que les rencontres en pleine forêt n’était pas spécialement fréquentes tant l’endroit était vaste et le peuple concentrer sur le centre ville, d’autre part, parce qu’il n’était qu’un sorcier et non un mage ou un ensorceleur et qu’il n’entretenait pas vraiment de rivalité avec ces gens là. Bon, d’accord, ça n’était pas non plus une raison pour se faire remarquer, mais ce n’était pas son but.

Il arriva aux frontières où se dressaient déjà de grands arbres coloré et se plongea dans la masse de végétation. Il se mit à courir. Avec le sourire, par simple envie.
Peut être allait-il se perdre ? Il venait souvent ici depuis qu’il était en âge de savoir le faire. Mais la forêt lui paraissait comme vivante, comme si elle changeait au fil des jours.
D’abord, il enjamba les racines d’un arbre particulièrement imposant et ce sans trop de problème, puis, il contourna des fougères, sauta par dessus un petit ruisseau, escalada une pente, se reposa sur un rocher, repris sa marche, glissa et tomba à cause de la boue, enjamba de nouveau des racines, leva les yeux pour observer les oiseaux colorés de la forêt d’émeraude. Il s’enfonça dans la forêt pendant un peut plus de deux heures, jusqu’à croisé une licorne qui gambadait en dehors de la réserve. Bien sur, farouche, celle-ci préférait s’éloigner en voyant arriver le jeune voleur.
Enfin, il s’assis, essoufflé, sur une nouvelle grosse racine, à même le sol.

C’est là qu’Aiken remarqua une drôle d’odeur. Une odeur infecte de viande.
Son cœur se mit à battre plus vite, alors que son estomac se retournait. En tendant l’oreille, il remarqua que les oiseaux s’était tu et une ambiance sinistre repeignait doucement la végétation colorée de la forêt. Le jeune homme se releva maladroitement. Dans la forêt de Demensia, jusque là, il n’avait jamais connu cette désagréable atmosphère. Il jugea bon de revenir un peut sur ses pas.
En effet, l’odeur s’éloignait au fur et a mesure qu’il reculait, et son envie de vomir le quittait. Il se sentait mieux, mais sa fierté d’explorateur en avait pris un sacré coup. Il regrettait déjà presque de s’être enfuis jusqu’à ce que …

- Tiens … On dirait que …

Il plaqua ça main devant son visage pour cacher son nez et sa bouche. Se n’était pas son imagination.

- Encore cette odeur !

Il continua son chemin, collé à une nouvelle nausée. Mais malheureusement pour lui, Aiken n’était pas au bout de ses surprises.
Il s’immobilisa. Quelque mètres devant lui, il y avait une silhouette sombre, étalée au sol. On entendait jusque là les battement d’ailes d’insecte tant il y en avait autour de l’apparent cadavre.
Dégoûté, le jeune homme tendit la paume vers la scène. En un geste poussé de droite à gauche, il créa un sort qui fit décampé les charognard. D’un autre, il élimina temporairement l’odeur.

- Non, mais, ce n’est pas possible … Articula-t-il.

Il s’était approché jusqu’à identifier le corps d‘un griffon. Ou du moins ce qu‘il restait d’un beau griffon. Le corps avait été arraché, l’arrière train manquait. Il était déjà en décomposition, à cause de la forêt, pourtant il ne semblait pourtant pas être là depuis longtemps car, sa chaire était encore vive. Même pas un jour complet.
Ayant du mal à supporter la scène, le sorcier se força quand même à remarqué un détail : Il était sellé.
Il pâlit. Cela expliquait ce qu’il faisait ici. Mais cela voulait aussi dire qu’il y avait probablement un cavalier quelque part. Mort ou vif.

* Allons, Aiken, rassure toi. * Se força-t-il à penser. * Le griffon à du s’enfuir. Le cavalier n’est sûrement même plus dans la forêt. A moins que …*

Si le cadavre était là, l’odeur qu’il avait sentit plus loin …

* Non ! Impossible.* Se rattrapa-t-il. * Il n’y a rien de très dangereux dans ces forêts, le griffon était blessé, il s’est échappé, un dragon qui avait particulièrement faim l’a croqué, mais il n’a pas eu le temps de finir son repas pour une raison quelconque, le cavalier n’est plus dans la forêt, et quand à l’odeur de tantôt, c’était un petit cadavre, de lapin, tiens … Oui, de lapin. Un gros lapin. Qu‘un loup à du oublier là. *

Il essaya d’oublier que son raisonnement ne collait pas du tout et entrepris d’enterrer le griffon grâce à sa magie. Bientôt, la bête fut sous terre et était prête à reprendre son rôle terminal et nourrir la forêt.
Mais un nouveau frisson courut dans la nuque du garçon. Il avait entendu des bruits.

- Certainement un loup ou une licorne ! S’assura-t-il.

Après ce qu’il venait de voir, il restait tout de même méfiant.
Ca s'approchait vite ...
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Personnage
Âge: 21 ans
Clan: Créature
Région: Nomade

MessageSujet: Re: Rien à sauver ici ! (libre)   Dim 8 Mai - 1:58

Le bruit faiblard qu'avait entendu le jeune sorcier se précisait de plus en plus. Il augmentait en intensité au fur et à mesure que la chose qui en était responsable se rapprochait de lui. Il ne fallut pas longtemps pour que certains sons puissent être très clairement identifiés ; il y avait, en vrac : le crépitement des flammes, un tintement métallique non identifié et le craquement des branches d'arbres qui, selon toutes vraisemblance, se faisaient piétiner par le pied démesuré d'un géant.
Certainement intrigué, sûrement pas apeuré, le spectacle qui se présenta aux yeux du jeune homme allait certainement remplir son quota d'étrangeté du jour dans ce monde emplis de magies.

Ce n'était pas seulement immense et insolite, c'était aussi une cacophonie de brinquebalement ou s'y noyait le choc de pièces métalliques à moitiés vissées contre la carlingue, le dégringolement d'instruments mal accrochés dont l'utilité paraissait plus que douteuse, qui retombaient sur le sol dans un bruit sourd et les crachotements d'un moteur essoufflé. Ce bruit, c'était l'intensité du tonnerre mélangé au grondement de l'enfer.
La forme métallique qui se dessina d'entre les buissons aurait laissé pantois n'importe quel homme, même le plus endurci qui pour un court instant, aurait craint pour sa vie. C'était une sorte d'habitat plus carré que rectangulaire, monté sur d'énormes chenilles qui broyaient la végétation avec une facilité déconcertante. Miroitant sous le soleil de cette chaude après-midi d'été, la carlingue métallique rouée de coups, rafistolée de-ci de-là avec des tôles de couleurs différentes et salie par la poussière faisait peine à voir ; cette machine avait plus l'allure d'une poubelle de récupération que d'une machine de guerre. C'était sans compter l'énorme canon pointé vers l'arrière, dirigé par une jeune fille aussi étrange que sa monture et qui visait une énorme Manticore qui volait habilement la gueule grande ouverte dans le sillage du véhicule.

La machine lancée dans sa course infernale fonçait donc sur le jeune garçon, sans que son conducteur, qui était vraisemblablement très occupé, ne daigne l'apercevoir et donc changer sa trajectoire. Ce qui pouvait au passage éviter une mort rapide et douloureuse au sorcier.

Mais avant de continuer plus avant cette histoire, revenons quelques temps en arrière. Qu'à bien-t-il pu se passer dans la tête dérangée de Rebecca pour se fourrer dans une situation pareille? Tout a commencé il y a plusieurs mois.

Ce n'était pas de sa faute si elle avait du quitter le désert de Glasiosse. À vrai dire, elle avait commencé à s'y plaire, au bout de la première année d'errance. Elle fabriquait menus machins qui intéressaient grandement les tribus qu'elle croisait, avec lesquels elle troquait eau, nourriture et pièces de récupération. Au bout d'un moment, son pactole miséreux fut assez conséquent pour commencer son "projet de défense ultime". Au yeux de n'importe qui, Rebecca se construisait sa propre habitation, ce qui finit par réjouir les personnes qu'elle connaissait le mieux ; au moins avait-elle décidé de se poser et d'arrêter ses conneries, disaient-ils. Ils comprirent qu'ils avaient mal interprété cette construction insolite le jour ou Rebecca y fixa des chenilles. Depuis, elle s'était proclamée "grande inquisitrice du désert de Glasiosse", comme si ses habitants avaient eu besoin de ça. Son règne tyrannique commença alors : à l'aide de son canon et de petits objets cylindrique qu'elle appelait "canettes" et qui contenaient à l'origine un liquide qui s'appelait vraisemblablement de la "bière", la jeune femme pilonnait joyeusement quiconque se mettait sur son chemin, et plus si affinités. Une tribus de nomade s'était posé devant ses chenilles? Elle inondait de projectiles les pauvres victimes. Une bande de toquard révoltés en voulaient à son trône autoproclamé? Elle leur roulait dessus.
Tout bascula malheureusement le jour ou, dans son voyage perpétuel, elle atteint le niveau de la mer. Sa chance habituelle l'avait conduit près d'un port qui appartenait aux mages de Trem, d'habitude vidée de présence magique. Ce qui n'était pas le cas ce jour-là.
Un bateau fort bien construit et décoré avec goût y avait jeté l'ancre. Sur les quais, un groupe entier d'hommes bien charpentés se chargeaient de monter des caisses à son bords.
Rebecca s'était levée de son siège et avait retiré ses lunettes de soudeur pour mieux profiter du spectacle. Sûrement par mégarde, ou dans un accès de folie passagère, ou plus vraisemblablement pour ourdir un méchant canular, un projectile s'échappa du canon dans un bruit de tonerre et percuta la coque du bâtiment qui perdit quelques tôles dans l'accident. Ce ne fut pas remarqué dans l'immédiat. La panique s'empara des matelots au fur et à mesure que leur navire prenait l'eau. La personne insolente et goguenarde assise sur son incroyable machine, qui s'esclaffait comme après une bonne blague était le coupable tout trouvé. Il fallait dire que dans ce désert, à par vous, il n'y avait que des grains de sables. Ce qui suivit fut assez confus pour Rebecca ; il semblerait qu'elle ai été témoin du déchainement des pouvoirs magique de ces mages. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, son tank était à l'eau et curieusement, il ne coulait pas. La réponse ironique à une blague débile : la voila qu'elle était condamnée à flotter sur les mers avec un véhicule de plus de deux tonnes comme moyen de transport, à attendre en vain une terre en vue. Par ce qu'évidemment, les flots l'avaient rapidement éloignés de son continent et elle n'avait pas voulu quitter ce qu'elle appelait "sa moitié mécanique".

Après moult aventures en pleine mer que je ne raconterais pas, la jeune femme s'était retrouvée affaiblie sur le continent de Trem. Son atout (qui se présentait sous la forme d'un canon monté sur chenilles), l'avait aidé à se remettre rapidement de ses peines. Au passage, on lui colla plusieurs amendes à Demensia pour possession illicite de véhicule non conforme, destruction de bien d'autrui et de bien naturel, tentative de meurtre (mais elle dira que c'était la faute à cet abruti qui ne s'était pas dégagé à temps de son chemin). Insouciante d'avoir les autorités à ses trousses (de toute façon sa grosse artillerie ne lui avait jamais fait défaut), Rebecca avait continué son chemin, des étoiles dans les yeux. La verdure, ça vous changeait du désert.

Voila comment elle s'était retrouvé avec sa machine oscillante, avec plus d'ennui qui la suivait que cette horrible bestiole, en plein dans la réserve de licorne. Encore un truc qui viendrait remplir son tout fringuant casier judiciaire. Mais de toute façon, ils ne connaissaient même pas son vrai nom.



La bête était démesurée. Elle avait l'allure d'un lion, sa crinière, massive et crasseuse, entourait une gueule rugissante. Ses pattes avant, grosses et musclées, faisaient un contraste fascinant avec celles de derrière, qui étaient longues et fines. La taille des griffes variaient elles aussi de la même façon, ce qui aurait fait en sorte que la bête soit moins menaçante de derrière que de devant si elle n'avait pas eu cet immense appendice quedal emprunté au scorpion suintante de venin en lieu et place d'une innocente queue de félin. Ses ailes de chauves souris bougeaient en chœur, déplaçant son lot de poussière à chaque battement. Elle feulait et crachotait en bondissant vers l'avant, vers Rebecca.


-Saaaaloperie ! Rugit cette dernière en armant son canon. Dans la précipitation de la course-poursuite, elle visa sommairement la bête avant d'appuyer sur la gâchette. Kaboooom!

Le projectile fit un trou d'une étonnante netteté dans l'aile droite de la créature qui se réceptionna lourdement sur le sol, enchaînant les roulades à cause de son élan. Ce ne fut pas suffisant pour l'empêcher de continuer. Elle se releva avec superbe dans un nuage de poussière, s'élançant de nouveau, mais en utilisant ses puissantes pattes à présent.
Rebecca remit un nouveau projectile dans le long tube de son canon tout en pestant. En oubliant encore une fois de regarder vers l'arrière. Bien que cette fois, c'est à elle que ça allait être fatal. Une branche un peu plus haute et plus grosse que les autres sortait du sol et se dressait, menaçante, comme un épieux sur lequel viendrait se planter le premier cavalier bondissant, ce qui ne se fit pas attendre. Dans un choc épouvantable, l'obstacle de bois empala la machine, perçant la carlingue aussi facilement que si elle avait été faite de carton. L'arrêt subit et étonnant du tank éjecta Rebecca qui ne s'attendait pas à un tel dénouement. Elle bondit vers l'avant, en plein sur la créature qui l'éjecta dans l'autre sens dans un geste de défense, en la frappant de plein fouet avec sa queue de scorpion. Un beau "retour à l'envoyeur".


Ouille, pensa-t-elle furtivement avant que sa course aérienne ne se termine aux pieds du jeune sorcier.

Pendant quelques secondes, ce fut le silence. Ou alors s'était-il passé des minutes, voire des heures? Quoi qu'il en soit, c'était le noir total. L'esprit étriqué de la jeune fille, qui n'était pas habitué à rester sans rien faire aussi longtemps, en arriva à une conclusion qui aurait contenté tout le monde si elle s'y était tenu : "En fait, c'est vachement sympathique quand il fait un peu calme". Heureusement pour elle, malheureusement pour les autres, le rugissement d'une bestiole trois fois plus grande qu'elle la fit revenir à la réalité.
En ouvrant un œil à moitié, elle fit plusieurs constatation. Premièrement, elle était fort mal installée pour dormir. Deuxièmement, une Manticore repoussante bondissait dans les airs et Rebecca avait la mauvaise impression que c'était elle que cette chose voulait atteindre. Chose étrange qu'elle mettait sur sa confusion suite au choc, la créature semblait avoir été ralentie en plein élan, son grognement devenant un minaudement pathétique. La jeune femme voulut tout d'abord se moquer de la Manticore, mais son esprit de survie prit le dessus. Pour une fois.

Elle fouilla nerveusement dans son dos, jusqu'à ce que ses doigts atteignent la crosse de son fusil qu'elle dégaina rapidement. Sans attendre, elle pressa la gâchette et un flot de projectiles tous plus insolites les uns que les autres sortirent du bout de son tromblon, qui atteignirent la créature à la mâchoire. Poussée par l'étonnante puissance de l'arme, cette dernière fut projetée vers l'arrière, et ce sont les moustaches roussies qu'elle retomba au sol.
Elle se releva et s'ébroua. visiblement, elle n'avait pas dit son dernier mot.


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